L'arthrose est une maladie dégénérative des articulations qui touche un grand nombre de personnes, en particulier les personnes âgées.

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En 2026, la prise en charge du fauteuil roulant électrique change de dimension : dès lors qu’un modèle est inscrit à la LPP et prescrit par un médecin MPR, l’Assurance Maladie peut rembourser 100 % du tarif de référence, sans avance de frais pour l’utilisateur.
Cette réforme met fin à une situation fréquente : pendant des années, le prix du fauteuil électrique freinait l’accès à la mobilité (bases de remboursement insuffisantes, reste à charge élevé, recours systématique à la mutuelle, à la PCH ou à d’autres aides). Désormais, lorsque le modèle figure sur la LPP et que l’indication médicale est validée, le coût du fauteuil n’est plus l’obstacle principal.
En revanche, le parcours pour obtenir un fauteuil roulant électrique reste exigeant. Rien n’est automatique : l’accès à la prise en charge repose sur une évaluation clinique précise, une prescription adaptée et un contrôle administratif rigoureux.
La réforme issue de l’arrêté du 6 février 2025 concerne l’ensemble des véhicules pour personnes en situation de handicap (VPH), manuels comme électriques. Ce guide se concentre toutefois sur la prise en charge du fauteuil roulant électrique, qui soulève le plus de questions en pratique (conditions LPP, entente préalable, renouvellement, reste à charge…).
L’expression “remboursé à 100 %” peut prêter à confusion. Cela ne signifie pas que tout fauteuil roulant électrique est systématiquement pris en charge, ni que le choix du modèle est totalement libre.
Concrètement, “100 %” signifie que, pour un modèle précis :
le tarif défini par la nomenclature est intégralement couvert par l’Assurance Maladie. Le fournisseur de matériel médical facture directement l’organisme d’Assurance Maladie, et l’utilisateur n’a pas à régler de différence sur le fauteuil lui-même.
En pratique, cela met fin à une situation fréquente : celle d’un écart significatif entre le prix réel du fauteuil et la base de remboursement, écart qui pouvait atteindre plusieurs milliers d’euros.
Cependant, cette prise en charge intégrale repose sur trois piliers indispensables :
En l’absence de l’un de ces éléments, la prise en charge peut être refusée.
Depuis le 1er décembre, la réglementation a évolué : les fauteuils roulants électriques inscrits sur la LPP peuvent désormais être pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, à condition que les critères médicaux et administratifs soient remplis.
👉 Référence officielle :
Cette réforme s’inscrit dans le cadre de l’arrêté du 6 février 2025 portant modification des modalités de prise en charge de dispositifs médicaux et prestations associées pour la prise en charge des véhicules pour personnes en situation de handicap (VPH) aux titres I et IV de la liste prévue à l'article L. 165-1 (LPP) du code de la sécurité sociale.
Dans les faits :
Cette réforme vise à rendre l’accès au fauteuil roulant électrique plus équitable, en supprimant l’obstacle majeur qu’était le coût.
Toutefois, ce remboursement intégral concerne uniquement les modèles :
La Liste des Produits et Prestations Remboursables (LPP), souvent encore appelée LPPR, constitue la base du système de prise en charge. Elle ne se limite pas aux fauteuils roulants : elle regroupe l’ensemble des dispositifs médicaux que l’Assurance Maladie accepte de financer (orthèses, prothèses, aides techniques, matériel de maintien à domicile, etc.).
Quand un fauteuil roulant électrique entre dans la LPP, il passe un véritable “examen de passage”. Les autorités sanitaires évaluent notamment :
Les pouvoirs publics décident ensuite de l’inscrire (ou non) sur la LPP, pour une durée limitée. L’inscription apparaît au Journal officiel et peut être révisée, prolongée ou supprimée.
👉 Point essentiel :
la Sécurité sociale ne rembourse pas une catégorie vague comme “fauteuil roulant électrique”, mais un modèle précis identifié par un code LPP. Deux fauteuils qui se ressemblent peuvent donc, en pratique, donner lieu à une prise en charge différente.
On entend souvent parler de “fauteuil roulant électrique gratuit”.
En réalité, il s’agit d’un fauteuil sans reste à charge pour l’utilisateur, entièrement financé par l’Assurance Maladie, lorsque :
Pour l’utilisateur, lorsqu’un modèle LPP est prescrit et validé, il n’y a effectivement pas de dépense personnelle sur le fauteuil lui-même. Dans ce sens, on peut parler d’absence de coût direct.
Mais juridiquement, il ne s’agit pas d’un achat libre comme l’acquisition d’un bien de consommation. Le financement relève d’un dispositif encadré, reposant sur une indication médicale. Selon les situations, le matériel peut être acquis ou mis à disposition dans des conditions spécifiques prévues par le fournisseur.
La prise en charge n’est donc pas une “gratuité absolue”, mais un financement collectif conditionné à une justification médicale.
Deux points importants à bien comprendre :
On peut donc parler d’un fauteuil “gratuit” pour l’utilisateur au sens du reste à charge, mais non d’un achat gratuit au sens juridique.
Pour un fauteuil roulant électrique inscrit à la LPP et prescrit dans les règles :
➡️ il n’y a pas de reste à charge sur le fauteuil lui-même.
En revanche, des situations de reste à charge peuvent encore exister :
Dans ces cas, la base (le fauteuil correspondant au code LPP) peut être prise en charge, mais :
peuvent rester à financer par la personne, sa mutuelle ou via d’autres dispositifs d’aide.
Si la réforme a simplifié le financement, elle n’a pas allégé l’exigence clinique. L’accès à un fauteuil roulant électrique repose sur un parcours médical structuré.
Le point de départ est une évaluation médicale approfondie.
Dans un premier temps, le médecin traitant peut :
Toutefois, pour un fauteuil roulant électrique, l’intervention d’un médecin en Médecine Physique et de Réadaptation (MPR), au sein d’une équipe pluridisciplinaire, est nécessaire.
Le médecin MPR dans le cadre d'une équipe pluridisciplinaire avec un ergothérapeute ou un kinésithérapeute évalue :
Il ne s’agit pas seulement de constater une difficulté de marche, mais d’analyser l’ensemble des capacités fonctionnelles et environnementales.
Une évaluation pluridisciplinaire est souvent organisée, associant :
L’essai du fauteuil constitue un moment clé : on vérifie la maniabilité, la sécurité, l’adaptation au domicile, la capacité à franchir les obstacles, etc. Un compte rendu détaillé est rédigé et intégré au dossier transmis à l’Assurance Maladie.
La prescription doit être précise :
Même si le financement est désormais intégral pour les modèles inscrits à la LPP, l’accord du service médical de l’Assurance Maladie reste une étape structurant la prise en charge.
La demande d’entente préalable (DEP) vise à vérifier :
Concrètement, après l’évaluation pluridisciplinaire et l’essai du fauteuil, le médecin prescripteur transmet un dossier au service médical de l’Assurance Maladie. Ce dossier comprend généralement :
Cette étape n’est pas une simple formalité. Les refus existent, notamment lorsque :
Un dossier complet, cohérent et argumenté réduit fortement le risque de blocage.
La réforme a supprimé le frein financier, mais elle n’a pas supprimé les délais.
Entre la première consultation et la livraison effective du fauteuil, plusieurs semaines, voire plusieurs mois, peuvent s’écouler. Les délais dépendent notamment :
Dans les situations les plus simples, le processus peut s’étendre sur 3 à 6 semaines. Dans d’autres cas, il peut dépasser plusieurs mois.
Même si la prise en charge est intégrale pour les modèles LPP, il est utile de connaître les ordres de grandeur.
Selon le type de fauteuil et ses caractéristiques, un fauteuil roulant électrique peut coûter :
Ces montants donnent une idée de la valeur réelle du matériel, même pris en charge à 100 %.
Avant la réforme, le prix constituait souvent un obstacle majeur :
Avec la prise en charge intégrale des modèles LPP :
Le vrai frein n’est donc plus principalement financier, mais plutôt administratif et organisationnel (rendez-vous, évaluations, constitution du dossier, délais…).
Pour mieux comprendre les écarts de tarifs selon les modèles, découvrez le prix d’un fauteuil roulant électrique en détail.
Pour simplifier, on peut résumer ainsi :
| Situation | Avant réforme | Après réforme (modèles LPP) |
|---|---|---|
| Prise en charge fauteuil électrique | Partielle dans de nombreux cas | Jusqu’à 100 % |
| Reste à charge sur le fauteuil | Fréquent, parfois élevé | Supprimé pour les modèles LPP éligibles |
| Recours aux aides (PCH, mutuelle, etc.) | Souvent indispensable | Potentiellement limité aux accessoires / aménagements |
La prise en charge peut concerner :
Les montants de la prise en charge dépendent de la classe à laquelle appartient le fauteuil.
Pour les fauteuils roulants électriques pliables, comme ceux d’Ergoflix, on parle de catégorie FRE. Les classes principales sont souvent présentées de la manière suivante :
| Classe | Autonomie indicative | Franchissement pente | Franchissement obstacle | Tarif LPP (ordre de grandeur) |
|---|---|---|---|---|
| FRE-A | ≈ 15 km | 3° | 15 mm | 3 161,21 € |
| FRE-B | ≈ 25 km | 6° | 50 mm | 3 882,08 € |
| FRE-C | ≈ 35 km | 10° | 100 mm | 4 852,60 € |
Ces valeurs correspondent à des performances techniques validées. Elles doivent ensuite être mises en perspective avec l’environnement réel de la personne :
D'ailleurs, la classe prescrite doit être justifiée par des besoins objectivés, et non par une simple préférence personnelle.
Pour connaître en détail les critères appliqués par l’Assurance Maladie, consultez notre guide sur les conditions de remboursement des fauteuils roulants par la Sécurité sociale.
ergoflix propose 3 modèles de fauteuil roulant électrique pliable éligibles à la prise en charge :
Notre ergoflix® Heavy n'est plus éligible à une prise en charge.

Certains accessoires bénéficient d’une prise en charge spécifique, à condition :
En revanche, certaines options peuvent ne pas être incluses dans la prise en charge :
Dans ce cas :
Tous les fauteuils roulants électriques ne sont pas éligibles à la prise en charge.
Certains modèles :
C’est par exemple le cas d’ergoflix® Heavy, qui n’a plus de prise en charge.
Dans ces situations, plusieurs solutions peuvent être envisagées :
La réforme a simplifié le financement des fauteuils roulants électriques inscrits à la LPP. Toutefois, certaines situations méritent une attention particulière. Les règles générales s’appliquent, mais leur mise en œuvre peut varier selon le contexte médical, l’âge ou le lieu de vie.
L’âge en lui-même ne constitue ni un critère d’exclusion ni un critère d’acceptation.
Une personne âgée peut bénéficier d’un fauteuil roulant électrique remboursé à 100 % si :
Le médecin MPR évalue notamment :
Contrairement à certaines idées reçues, l’âge avancé n’empêche pas la prise en charge : ce sont les capacités fonctionnelles réelles qui déterminent l’indication.
Vivre en établissement (EHPAD, MAS, FAM…) ne change pas les règles de prise en charge du fauteuil roulant électrique : l’Assurance Maladie applique les mêmes principes qu’à domicile.
L’établissement, lui, gère surtout le matériel collectif (comme les fauteuils roulants manuels mis à disposition des résidents). À l’inverse, le fauteuil roulant électrique reste un dispositif individuel : il dépend de la personne, de sa prescription et de ses droits propres, qu’elle vive chez elle ou en EHPAD.
En pratique :
Les critères de prise en charge restent les mêmes :
Le fait de résider en EHPAD n’empêche donc pas d’obtenir un fauteuil roulant électrique pris en charge à 100 %, dès lors qu’il s’agit d’un dispositif individuel adapté à la personne et non d’un équipement collectif mutualisé.
Chez l’enfant ou l’adolescent, la prescription repose à la fois sur :
Le fauteuil doit être adaptable dans le temps. Les renouvellements peuvent être plus fréquents en raison de l’évolution morphologique ou fonctionnelle.
La justification médicale doit démontrer que la propulsion manuelle n’est pas suffisante, ou qu’elle génère une fatigue excessive compromettant la participation scolaire, sociale ou familiale.
Vous ne gardez pas votre fauteuil roulant électrique à vie. Le renouvellement existe, mais il obéit à des règles précises.
En pratique, les médecins et l’Assurance Maladie prévoient un renouvellement “normal” tous les 5 ans pour un fauteuil roulant électrique inscrit à la LPP. Ce délai correspond à la durée d’usage estimée du matériel, à condition que :
Parfois, attendre 5 ans n’a aucun sens. Dans certaines situations, le médecin peut demander un renouvellement anticipé, par exemple :
Dans ces cas-là, le parcours repart :
une nouvelle équipe pluridisciplinaire vous évalue, le plus souvent autour d’un médecin MPR, d’un ergothérapeute et parfois d’un kinésithérapeute.
Le médecin MPR :
Le service médical de l’Assurance Maladie examine ensuite ce dossier.
Il peut refuser un renouvellement anticipé s’il juge la demande insuffisamment justifiée. À l’inverse, un dossier clair, complet et solidement argumenté facilite l’acceptation d’un nouveau fauteuil avant le délai de 5 ans.
Un refus de prise en charge peut intervenir si :
En cas de refus, plusieurs démarches sont possibles :
Dans de nombreux cas, un dossier enrichi et mieux argumenté permet de débloquer la situation.
Ces situations, bien que rares, peuvent arriver.
La prise en charge dépendra :
Une déclaration rapide est indispensable. Une nouvelle demande médicale peut être exigée pour un remplacement.
Depuis la réforme, la question des aides financières se pose différemment.
Pour un fauteuil roulant électrique inscrit à la LPP :
En revanche, les aides restent souvent utiles pour :
Parmi les dispositifs possibles :
Dans tous les cas, il est important de rappeler que, pour un fauteuil roulant électrique LPP, ces aides n’ont plus vocation à financer le fauteuil lui-même, mais tout ce qui gravite autour : confort, adaptations, environnement.
Ergoflix ne gère pas directement l’intégralité du parcours administratif, mais joue un rôle de facilitateur.
Concrètement, ergoflix peut vous mettre en relation avec un revendeur de matériel médical partenaire, qui :
ergoflix reste toujours présent en soutien :
L’objectif n’est pas seulement d’obtenir un fauteuil pris en charge, mais d’obtenir un fauteuil adapté, bien réglé, et réellement intégré dans votre quotidien.
Vous souhaitez acheter un fauteuil roulant électrique et bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance Maladie ?
Voici 3 réflexes essentiels avant de vous lancer :
Des professionnels médicaux, notamment les ergothérapeutes, disposent d’une expertise spécifique dans l’utilisation des aides techniques. Leur regard est précieux pour choisir un fauteuil réellement adapté à vos besoins.
Choisir une solution de mobilité comme un fauteuil roulant électrique, c’est avant tout préserver son autonomie et son indépendance, tout en assurant sa sécurité et son confort.
La réforme de la prise en charge facilite désormais l’accès au financement, à condition de respecter le parcours médical et administratif. Le choix du modèle, l’inscription à la LPP, la qualité de la prescription et l’accompagnement par des professionnels restent au cœur du succès du projet.
Article mis à jour en mars 2026 suite à la réforme issue de l’arrêté du 6 février 2025.
La Sécurité sociale rembourse uniquement les fauteuils roulants inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP).
Cela inclut :
Pour bénéficier du remboursement, il faut :
Si le fauteuil est inscrit à la LPP et le dossier validé, la prise en charge sera de 100 % du tarif de référence, sans avance de frais.
ergoflix propose 3 modèles de fauteuils roulants électriques pliables intégralement pris en charge.
Oui, un fauteuil roulant peut être remboursé par la Sécurité sociale, mais pas automatiquement.
La prise en charge dépend :
Les fauteuils électriques LPP peuvent désormais être financés à 100 % par l’Assurance Maladie, à condition que le parcours médical soit respecté.
Un fauteuil non inscrit à la LPP, ou un fauteuil acheté librement en ligne sans prescription, ne peut pas être remboursé.
Non. Le remboursement du fauteuil roulant électrique par la Sécurité sociale n’est pas automatique. Il dépend d’une démarche assez longue :
La démarche peut durer plusieurs mois, avant d'obtenir le fauteuil roulant.
Le délai de prise en charge d’un fauteuil roulant électrique varie généralement entre 3 semaines et plusieurs mois.
Il dépend :
ergoflix France livre ses fauteuils en moins d'une semaine.
Non. Pour être pris en charge, il faut d’abord suivre la procédure médicale (évaluation, prescription, accord de l’Assurance Maladie). Le fauteuil est ensuite fourni par un revendeur de matériel médical qui le facture directement à la Sécurité sociale.
On ne peut ni avancer les frais, ni acheter un fauteuil sur internet puis demander un remboursement après coup.
L'arthrose est une maladie dégénérative des articulations qui touche un grand nombre de personnes, en particulier les personnes âgées.
Le CLIC, ou Centre Local d’Information et de Coordination, se positionne comme un acteur essentiel dans ce domaine.
Avec l'âge, la perte de mobilité devient une réalité pour de nombreuses personnes. L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) intervient dans ce contexte. Elle apporte un soutien financier à ceux qui en ont le plus besoin.


